Quand on projette une voirie lourde ou une plateforme logistique sur la côte d’Émeraude, on apprend vite que le sous-sol malouin ne pardonne pas les approximations. Entre l’estran rocheux, les poches d’argile des polders et les remblais historiques intra-muros, chaque mètre carré raconte une histoire différente. À Saint-Malo, une conception de chaussées rigides réussie commence par une auscultation fine du support : une planche d’essai mal calée sur un limon saturé, et c’est la fissuration en étoile au premier hiver. Notre équipe technique s’appuie sur la norme NF P 98-086 et le catalogue des structures types du SETRA pour calibrer le couple dalle-fondation, en intégrant les coefficients de portance réels obtenus sur site. Avant de figer le ferraillage, nous croisons toujours les données de la granulométrie des graves marines avec un essai à la plaque pour valider le module de réaction du sol support, car un Westergaard mal paramétré coûte cher en reprises.
Une dalle rigide malouine vit trente ans si la fondation est pensée pour le sel, pas pour le sable.



