Le sous-sol de Saint-Malo repose sur un socle ancien, le massif granitique de Saint-Malo, daté du Cadomien. Cette roche dure affleure en de nombreux points de la cité corsaire, mais les formations superficielles racontent une autre histoire : des arènes granitiques meubles, des limons de plateau et des alluvions marines dans les secteurs gagnés sur la mer comme les bassins portuaires. La profondeur du toit rocheux varie brutalement, parfois de dix mètres en moins de cinquante mètres de distance. Pour un projet de construction, cette hétérogénéité rend le classement de site sismique délicat. La méthode MASW, qui exploite la dispersion des ondes de Rayleigh, livre le paramètre Vs30 sans forage destructif. Avant toute campagne lourde, un essai CPT peut d'ailleurs préciser la stratigraphie des zones où le refus au pénétromètre n'est pas immédiat.
Un profil MASW à Saint-Malo identifie en une seule acquisition la transition brutale entre arènes granitiques meubles et rocher sain.



